LE HOCKEY COMME TRAME DE FOND A TRAVERS LE BRUIT DU MONDE
/photo des archives lfa
Je débute la rédaction de cette revue de l’année au lendemain du BYE BYE que je n’avais pas écouté depuis des siècles. Le constat est désolant quand les annonces sont plus drôles que le « show » lui-même. Les BYE BYE d’antan étaient bien meilleurs lorsqu’ils étaient diffusés en simultané avec les faux rires et les imprévus de la télévision en direct. Ceux-ci coutaient bien moins chers à produire et étaient cent fois plus drôles. Une autre preuve que l’argent ne fait pas le bonheur et que le talent, ça ne s’achète pas.
Généralement, les infolettres annuelles ne relatent que les points positifs de la dernière année en vendant les mérites de l’entreprise et tous les accomplissements et projets à venir. Certes, nous pouvons être satisfaits de la place qu’occupe la Ligue Fédérale des As dans le paysage sportif montréalais avec maintenant plus de 2500 membres, mais nous ne pouvons faire fi de l’époque dans laquelle nous vivons et devons-nous désoler quant à l’état du monde et de la ville dans laquelle nous jouons.
Le mégalomane Trump arrive en tête de liste comme perturbateur de luxe suivi par Poutine, Benyamin Netanyahou et tous ces autres dictateurs qui parsèment la planète. La majorité des gens sur cette boule d’argile veut simplement vivre en paix et faire son petit bonhomme de chemin, mais nous laissons une minorité d’hommes assoiffés par le pouvoir, l’appât du gain ou qui sont aveuglés par des doctrines religieuses ruiner la vie de millions de gens. C’est incroyable quand tu y penses et constates à quel point quelques individus ont réussi à faire autant de mal à travers l’histoire du monde, et à quel point nous laissons cet ignoble cirque continuer.
Pour ce qui est de notre ville, ça va prendre des décennies à nous remettre des ravages de l’administration Plante et encore là je ne sais pas si la ville va pouvoir s’en remettre tellement celle-ci est rendu difonctionnelle. On utilise le « green washing » pour nous passer des savons « bio » avec des nouvelles lois et règlements qui ne bénéficient qu’à une infime partie de la société sans se soucier des vrais impacts sociaux et économiques. Le fameux JE ME SOUVIENS sur nos plaques d’immatriculation trouve tout son sens quand on circule à Montréal.
Je ne vais pas m’aventurer plus loin dans ce sombre état des lieux car nous baignions dans ce monde de fou jour après jour. Que ça soit à l’échelle mondiale, municipale ou personnelle suite au décès de mon père, 2025 somme toute est vraiment une année à oublier. Par chance la LFA offre un échappatoire qui continue d’égayer nos vies et qui nous en redonne saison après saison.😊
DU HOCKEY COMME TRAME DE FOND
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A travers tous les points pénibles de la dernière année ainsi que celles qui l’ont précédées, le hockey pour moi a toujours été là en trame de fond et c’est la même chose pour bien des gens qui partagent cette passion pour ce sport. Il n’y a rien comme les jours de match (tous sports confondus), du réveil à travers la journée de travail, les repas, les obligations variées jusqu’au moment où tu arrives finalement sur les lieux du crime où tout va se déballer. L’attente et les échanges avec tes coéquipiers pour se crinquer le pompon laissent place à du gros fun dans la victoire comme dans la défaite si tu joues dans une équipe qui comprend que le hockey c’est plus que du sport et que de faire partie d’un club dépasse les limites du cadran.
Tout a été dit et redit sur les bienfaits psychologiques et physiques d’une bonne hygiène de vie qui doit inclure le sport, mais encore bien des gens ne semblent pas s’être remis de la pandémie ou l’utilisent comme excuse en coupant court aux interactions humaines, pourtant synonymes des sports d’équipe. Nous avons encore trop de « zamboni boys/girls » qui arrivent et quittent à 10 minutes du match. C’est à se demander de quoi ont-ils peur au juste ?! C’est un phénomène qui n’est pas récent mais qui s’est amplifié au cours des dernières années, et la vente de bière est un bon indicateur du niveau de socialisation de certaines formations. Contrairement à des sports individuels comme le tennis où tu joues contre ton adversaire et trop souvent contre toi-même, le hockey se joue en équipe et la communication entre le gardien, les défenses et les avants est essentielle pour maximiser les chances d’avoir du succès et surtout d’avoir du plaisir. Comment veux-tu faire ça si tu ne connais même pas les noms de tes coéquipiers ? Ce n’est qu’un autre des phénomènes que je constate avec l’arrivée en masse d’une certaine génération qui a beaucoup de talent individuel, mais qui ne sait pas jouer au hockey au sein d’une équipe. Naturellement je généralise et souligne à gros traits ces irritants mais ce sont de sérieux enjeux pour le bon fonctionnement d’une équipe qui devraient être adressés et qui reflète bien la société individualiste dans laquelle nous vivons. Une société malade composée d’individus qui vivent leur vie à la carte, ne pensent qu’à leur nombril et à leurs accomplissements personnels comme par exemple leur nombre de points amassés au lieu de ceux de l’équipe. Je ne sais pas pour vous, mais ce n’est pas la raison pour laquelle je joue au hockey. Espérons que l’être humain retrouvera sa place sur terre comme dans les arénas et que les gens recommenceront à se parler et surtout à s’écouter pour au final mieux se comprendre.
UNE MISSION POUR ENTAMMER LA SUITE
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Un fois qu’on a fait un constat de l’état des lieux, on fait quoi ? On se retrousse les manches et on se met au boulot pour faire sa part dans l’effort collectif. Cette doctrine s’applique à nos vies personnelles comme dans nos vies sportives.
Nous arrivons à la mi-saison et malgré une certaine parité dans la LFA comme les formations sont mises en place par l’équipe administrative avec l’apport des capitaines pour ajuster le tout, il y a toujours place à l’amélioration. Et celle-ci commence avec TOI. Que tu joues dans une de nos divisions compétitives ou récréatives, entrevoie ce début d’année comme le début d’un nouveau toi. Donne-toi la chance de repousser tes limites et de t’améliorer comme joueur ou joueuse de hockey même si tu penses que tu es trop vieux ou trop vielle ou que tu es un membre marginal de ta formation. Ne serait-ce qu’améliorer une facette de ton jeu de 1% ça serait déjà ça d’acquis. Et si le gars ou la fille à côté de toi dans la chambre en fait autant, c’est toute l’équipe qui va en bénéficier et ton plaisir à jouer au hockey va augmenter.
Il y a plusieurs choses qu’on ne peut pas contrôler dans la vie, mais une qui ne dépend que de nous est notre « MINDSET » et notre éthique de travail. Si tu amènes ça à ta « game », tu vas devenir un membre important de ton équipe même si tu n’es pas le meilleur patineur ou a le meilleur tire de la gang. Dans l’histoire, plusieurs équipes (tous sports confondus) avec moins de talents que d’autres mais qui se tenaient ensemble en passant du temps ensemble avant et après les matchs ont connu du succès et gagné des championnats. En effet, c’est impossible d’avoir du succès sans du leadership dans une équipe, et on ne peut pas tout mettre sur le dos du capitaine. D’autres dans la chambre et sur le banc doivent se lever et mettre l’épaule à la roue en amenant de l’eau au moulin. Si tu trouves ton vestiaire plate, et que ton équipe s’écrase match après match, tu n’as pas besoin de porter un « C » sur ton chandail pour changer les choses. L’esprit d’équipe est la clef pour connaitre ce fameux succès et avoir du « FUN !!! » dans n’importe quel sport qui implique plus que simplement la réflexion de ta personne. Utilise plutôt le miroir pour sortir de leur torpeur ceux et celles qui sont en marge et n’adhèrent pas encore à la culture d’équipe si culture Il y a. Et si celle-ci est absente, bâtissez là ensemble et soit le vecteur d’une deuxième tranche de saison à l’image des rêves qui sommeillent en toi, ceux où toi aussi hisses une coupe de championnat à bout de bras. Vise le top et amusez-vous pour la suite des choses.
Surtout, n’oubliez pas de JOUER POUR JOUER !!!
JFD
La Ligue Fédérale des As fut fondée avec l’objectif d’utiliser le côté rassembleur du hockey comme mécanisme pour soutenir la collectivité. Notre mission se poursuit depuis maintenant 13 ans et nous a permit d’amasser près de 150 000$ pour la Banque Alimentaire de Jeunesse au Soleil et d'autres organismes communautaires locaux. Ce n’est rien en comparaison aux montants faramineux ramassés au Centre Bell le soir d’un match du CH pour leur propre fondation, mais nous faisons notre part pour soutenir la société dans laquelle nous vivons. Un peu d’altruisme n’a jamais tué personne et ce serait bien que le JE fasse place au NOUS dans notre société individualiste où on tourne trop souvent le regard au lieu de tendre la main.
Notre tournoi Défi LFA à caractère caritatif a lieu le samedi 2 mai prochain en prélude à notre Grande Finale de la division Centrale et 100% des dons recueillis soutiennent directement la Banque Alimentaire de Jeunesse au Soleil.
Gardez l'oeil ouvert pour prendre part au tournoi ou pour soutenir notre effort communautaire du printemps !
